Accouchement et césarienne
Vinciane
J'ai eu 4 enfants et 4 césariennes... mais aussi 4 vécus différents
"Lorsque j'étais enceinte d'Hélène,
notre aînée, je n'ai jamais imaginé une seconde avoir
une césarienne...
Bien sûr, je lisais l'éventualité dans les bouquins mais
je ne pensais vraiment pas que ça allait m'arriver...
Le jour J arrive, 17h de travail... évidemment, BB ne
pousse pas assez sur le col... Finalement, j'arrive à dilatation complète
et j'essaie d'accoucher par voie basse. Je me souviens encore de l'infirmière
qui poussait comme une malade sur mon ventre pour faire "avancer" BB,
du gynécologue qui secouait la tête l'air de dire "ça
n'ira jamais"... et puis, du verdict... "on essaie encore une fois
et sinon, il faut faire une césarienne en urgence"... Le ciel
nous tombe sur la tête à mon mari et moi car nous ne savons pas
du tout ce qui va arriver. Vite, vite, on me prépare, on m'amène
en courant jusqu'à la salle d'opération, on fout mon homme dehors "vite,
vite, monsieur, n'oubliez pas de lui dire au revoir"... en moins de temps
qu'il ne faut pour le dire, on me sort ma petite puce que j'entrevois quelques
secondes...
Mon homme qui s'est rongé les ongles jusqu'au sang voit sa puce (une fille,
en plus, il est aux anges) et ne la quitte plus des yeux... C'est qu'il a eu
très peur... pour moi, pour elle car personne n'a pris le temps de lui
expliquer ce qui se passait exactement...
Je n'ai pas regretté ma césarienne... J'ai le bassin trop étroit,
c'était comme ça, point. J'avais ma puce et c'était ce qui
comptait le plus à mes yeux. J'ai par contre regretté de ne pas
avoir été préparée à cette éventualité, ça
oui.
Lors de la grossesse de Martin, je savais que je n'échapperai pas à la
césarienne. Après radio, en effet, mon bassin est très étroit...
aucun bébé ne passera, c'est comme ça.
Bien sûr, j'appréhendais un petit peu car c'est pas vraiment agréable
les suites de césarienne... mais je n'avais plus cette peur panique que
j'ai eu un moment quand on m'avait annoncé que j'allais avoir une césarienne
pour Hélène.
La césarienne s'est déroulée en "semi-urgence" puisque
le gynécologue l'avait programmée trop tard et que mon bonhomme
avait décidé d'arriver un dimanche ! Mon mari était "habitué" et
finalement, prenait ce rôle très à coeur puisque c'est lui
qui avait le bébé dans ses bras le premier, qui le changeait le
premier... Pour ma part, comme pour la première césarienne, si
les suites ne sont vraiment pas agréable (mais j'avais déjà noté une
sérieuse différence, je me suis remise bien plus vite), je n'ai
ressenti aucun problème psychologique vis-à-vis de la césarienne...
L'important à mes yeux est d'avoir un enfant pas d'accoucher par voie
basse à tout prix (mais je comprends très bien que certaines femmes
puissent ressentir un manque en n'accouchant pas par voie basse).
Lorsque j'ai été enceinte de Marie, mon gynécologue m'a
prévenue... Pour lui, 3 césariennes, c'était largement assez...
Voilà qui ne me plaisait qu'à moitié. Notre projet à mon
mari et moi était 4 enfants...
La suite a été très pénible : repos et médicaments
pour causes de contractions et accouchement par césarienne en "catastrophe" à 36
semaines après des heures de travail que le gynécologue voulait
tenter d'arrêter à tout prix. Notre puce est née et est partie
très vite en néonatal puisqu'elle avait du liquide dans les poumons
et qu'il fallait surveiller son taux de glycémie à cause du médicament
que le gynécologue m'avait donné. Son papa l'a accompagnée.
J'ai mal vécu cette hospitalisation. Ce n'est pas facile du tout quand
on se relève de césarienne de monter 2 étages pour aller
allaiter son bébé. Dès que j'ai pu, je me suis "échappée" avec
ma fille... et je n'ai plus jamais revu ce gynécologue..."Lire
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